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Tragédie de la rencontre

Présentation : les prémices.

dimanche 24 juillet 2011, par Catherine ROBELIN


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Penser autrement la collaboration entre des champs artistiques différents et complémentaires entre eux : sur le temps, sur l’espace.


Qui sommes-nous ?

 

L’association Expressions-Actuelles, en coordination avec la cie de danse le MooveNeMent regroupe deux plasticiennes (C. Robelin, G. Bucci), une danseuse (S. Jaleco), un metteur en scène de théâtre (A. Pouliquen), et un écrivain (C. Séraïdaris), qui deviennent aussi parfois acteurs sociaux (conduite de projets en ateliers). Nos pratiques sont individuelles et collectives et pour la plupart d’entre nous, consistent à jongler entre différentes formes d’expressions, y compris musicales.

 

Nous nous sommes réunis autour des valeurs de solidarité, de liberté de création, d’expression individuelle en lien avec le collectif, cherchant à mettre en œuvre un espace spécifique de création collective et participative en plus d’une activité de création plus individuelle.

 

Nous cherchons à construire des passerelles entre des milieux et des pratiques hétérogènes, en utilisant la performance et le web comme points de contact. Le savoir-faire des uns s’articule à celui des autres, s’affirme, se confronte et se complète dans l’altérité pour monter des projets artistiques en milieux sociaux.

 

 

Quelque projet impliquant les mêmes artistes :

 

Actuellement et depuis septembre 2009, une journée par mois, nous conduisons la performance « Caviar et Aubergine » à l’Espace Culturel de l’hôpital psychiatrique de la Colombière en lien avec la performance « Performance et internet 3 « Temps et lumière » de C. Robelin sur le web.

 

Voir sur le site d’Expressions-actuelles rubrique « performances » et « à la une » plus d’information sur notre travail :

 

http://expressions-actuelles.org/sp... http://expressions-actuelles.org/sp...

 

  (Photos G. Bucci)

  Nous vous proposons :

 

« La tragédie de la rencontre »

 

Un projet conjuguant :

 

-  réécriture collective (à partir de la maladie de la mort de M. Duras) qui servira de support aux performances.
-  installation vidéo sous forme de deux projections filmiques en dialogue : l’une en direct du public passant par là et l’autre montrant les différentes phases du travail collectif d’écriture précédent.
-  sculptures installées dans l’espace intermédiaire.
-  une performance dansée et théâtrâle faisant le lien entre l’espace réel et l’espace représenté.

 

Nous aborderons la question de la représentation possible ou impossible de la rencontre, vécu comme tragédie pour certains d’entre nous, comme effets de présence pour d’autres (voir plus loin), les films étant supports et objets tout à la fois des échanges ayant lieu avant et pendant la performance.

 

Durée : 1H30/ Lieu souhaité : un angle à l’intérieur pour positionner les deux films en angle droit.

 

 

(Photo de G. Bucci)

 

Diversités :

 

Sara Jaleco :

 

« La rencontre ne représente pas pour moi une tragédie en soi. C’est un acte de courage, de générosité, de mouvement d’ouverture et fermeture permanent qui tente de faire la place à l’arrivée de l’autre. La rencontre nécessite du déplacement. Si dans la rencontre il n’y a pas de respiration, si le désir vivant de librement « se toucher » dans l’« être » se fige dans la peur de la différence ou dans la soif de la fusion, elle devient tragique et difficile, au lieu de simplement être une lutte labourieuse entre amour et solitude... En tant que danseuse je propose d’être dans l’espace de réalisation de la performance le jour de sa présentation comme un corps qui sent et qui pense ce qui l’atteint des rencontres des autres artistes entre eux et avec le public. Je matérialiserai par la danse ma propre rencontre avec cet espace commun. Mes mouvements se nourrissent du vide et du plein des échanges, de la mort et de l’amour dans les relations, de la rencontre et de son « rattage ». Entre immobilité, fluidité, heurtement et viscéralité. Percevoir et exprimer les mouvements visibles et invisibles de la rencontre humaine ».

 

 

Ghislaine Bucci :

 

Ce thème évoque pour moi cette citation de Gustave FLAUBERT :

 

« On ne se rencontre qu’en se heurtant, et chacun, portant dans ses mains ses entrailles déchirées, accuse l’autre qui ramasse les siennes. »

 

Je propose la réalisation de trois personnages représentant d’un côté le bouc de la tragédie, l’autre figurant « la mise au devant » qui pousse à la rencontre, et le troisième, les bras grands ouverts, se leurrant de la rencontre.

 

Ces sculptures seront éventuellement utilisées en support, suivant le travail, par les acteurs de la performance.

 

Cléon Séraïdaris

 

Pourquoi la tragédie de la rencontre ce qui pourrait sembler presque un oxymore au premier abord puisque la vie n’est faite que de rencontres, tout n’est que rencontres, déclenchées, hasardeuses, espérées, manquées ? Peut-être faut-il voir la tragédie dans son sens premier de spectacle des passions et des catastrophes qu’elle déchaîne. Toute rencontre est l’histoire d’une passion quelle que soit sa durée, et toute passion engendre des catastrophes dans le sens où le monde n’est plus jamais le même ensuite, il peut être meilleur comme il peut être pire. La tragédie de la rencontre, c’est l’adieu inexorable à quelque chose qui aurait pu être et qui ne sera jamais plus tout à fait pareil. La tragédie de la rencontre, c’est accepter que l’éternité elle-même soit toujours en mouvement.

 

Annick Pouliquen

 

A partir de l’idée née du texte de M. Duras « la maladie de la mort », créer une action artistique performante sur le thème de « la rencontre » et de « sa tragédie » en ce sens que

celle-ci doit se confronter à tous les filtres du fantasme et de leur virtualité.

La rencontre, elle introduit le deux et interroge le lien : la fusion/ la dé-fusion, l’identique et le différent.

La performance sera basée sur des actions réfléchies et décalées dans le temps et l’espace des voix, des corps…Avec lectures, installation, mise en scène et en mouvements, ponctuées de textes, de respirations et de silence…

Ce projet interactif invite à la rencontre. Celle-ci sera-t-elle, dépassera-t-elle sa tragédie ?

 

Catherine Robelin

 

Rencontre, suspension du temps, le temps d’un instant, un espace ouvert, apparemment éphémère, laissant des traces à jamais. Plastiquement, une œuvre, humainement un souffle, tout ce qui s’inscrit dans le champ de la représentation ou de la temporalité. Je l’ai donc pensé comme performance mettant en regard le temps passé du travail collectif d’écriture et le temps actuel de l’échange, comme décalage sur un écran, dans l’exact mesure où, au détour du supermarché, on se voit tout d’un coup dans une webcam, sans tout de suite se rendre compte qu’il s’agit de soi. Se reconnaître dans l’image est chose impossible. Que voit-on au juste dans une silhouette fimée, que remarque-t-on dans le regard de l’autre ? La trace du désir est aussi celle du temps.

 

 

Catherine Robelin Sara Jaleco Ghislaine Bucci Annick Pouliquen Cléon Séraïdaris

 

Documents joints



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